A quoi ressemblent mes journées de travail ?

Quand on fait le choix de vouloir vivre de sa passion, il faut accepter de s'imposer quelques sacrifices et contraintes. Notre vision du monde du travail (notamment en France, d'après ce que j'ai pu apercevoir au delà de notre hexagone) est principalement focalisé sur le sacro-saint CDI. Socialement, c'est encore ce qui est le plus "acceptable" aux yeux d'un banquier, d'une belle-famille ou d'un entourage frileux. Eh oui, être entrepreneur impose aussi de se battre contre certains préjugés tenaces. Aussi, lorsque l'on quitte le monde du salariat pour celui de entrepreneuriat, cela peut ressembler à une sorte de caprice de gosse de riche pour certains (voire de maladie mentale pour d'autres). Seulement, quand on y regarde de plus près, la vie n'est pas si rose lorsque l'on fait ce choix passionnant. Pour illustrer cela, je vais vous raconter une de mes journées de travail. Une journée parmi tant d'autres, une journée qui me donne du plaisir et l'envie de faire ce que j'aime et comme je l'aime. Ces journées ne s'entendent qu'avec ma copilote, celle qui est à mes côtés pour réaliser tout cela.

A quoi ressemblent mes journées de travail ?

A quoi ressemblent mes journées de travail ?

Le matin

Le réveil sonne chaque jour à 05h55 car depuis un mois et demi, un matin sur deux, nous allons courir (15 à 20 minutes pour le moment). Ensuite, nous profitons du calme de notre quartier pour balader notre Gamine. Retour à la maison pour le petit déjeuner et les ablutions matinales. En général, mon ordinateur est allumé et je suis opérationnel entre 07h00 et 07h30. La journée peut alors véritablement commencer !

Les premiers coup d’œil vont aux statistiques de visites de mon site et aux emails reçus durant la nuit. Puis, vient le tour des réseaux sociaux (Facebook, Twitter en tête) : notifications, retweets, messages, etc.
Je consacre ensuite une bonne demi-heure à la Communauté Joomla! sur le Joomla Extension Directory (ça me permet aussi de ne pas trop rouiller en anglais). Il est 08h30 / 09h00, c'est le premier café de la matinée.

Ensuite, c'est selon l'activité et l'actualité du moment : un site à réaliser pour un/e client/e, un article pour mon blog à écrire, un développement web à terminer, la terrifiante ToDo list ne désemplit pas. Mais c'est aussi savoir être flexible et disponible pour un "appel de détresse" d'un client, pour participer à un débat enflammé sur Twitter, pour partager une info ou un article que je juge intéressant avec mon réseau, etc. Et à ce petit jeu, les demi-heures défilent à vitesse grand V.
La matinée est entre-coupée d'une sortie d'un quart d'heure avec Gamine et se termine en général vers midi, heure à laquelle nous nous accordons une petite demi/heure pour déjeuner.

L'après-midi

Même configuration que la matinée avec les mêmes outils. Pendant que Gamine ronfle et que Louise prépare son agrégation, je rédige du HTML. Jusqu'à 19h00 / 19h30, ce rythme ne sera entrecoupé que par une sortie pour Gamine et par un autre café. Généralement, tout cela se passe dans le calme (notre quartier est vraiment propice à travailler les fenêtres ouvertes) mais nous pouvons également nous faire accompagner délicatement de Bill Evans, de Chet Baker, etc.
Chacune de mes activités est potentiellement génératrice d'idées nouvelles, de modifications à apporter, de projets à concrétiser ou de contacts à prendre.

La soirée

Une fois le dîner avalé, nous reprenons pour une dernière ligne droite de travail. C'est souvent un moment dédié à discuter avec des amis sur les réseaux sociaux (ou Skype), à planifier les actions prioritaires du lendemain (tel code à terminer, telle fonction à modifier, etc) et à comptabiliser les ventes éventuelles de la journée.
21h30, c'est l'heure de la dernière balade avec Gamine. Extinction des lumières vers 22h30 / 23h00 avec l'énorme satisfaction d'avoir passé un bonne journée et un appétit démesuré de vivre la prochaine.

A quoi ressemblent mes journées de travail ?

Conclusion

Cela fait plus de 6 mois que nous vivons sur ce rythme quotidien (week-end inclus). Pas de RTT, pas de congés, pas de ponts, pas de jours fériés mais loin de moi l'idée ou l'envie de m'en plaindre car pas une seule journée n'a ressemblé à une autre et pas une seule journée n'a commencé en me disant "que vais-je bien pouvoir faire ?". Je n'ai pas compté le nombre d'heures que cela représente (et je m'en fous un peu, entre nous soit dit) mais je suis très au dessus des 35 heures. En fait, j'aime tellement ce que je fais que j'aimerai pouvoir en faire encore plus, juste parce que j'aime ça.
Comparativement à un job en CDI, je n'ai pas de salaire fixe, de tickets restaurant, de 13ème mois, de congés payés mais je n'ai surtout pas un/e hiérarchique qui m'impose de travailler à l'encontre de mes convictions. En fait, on essaye de comparer et d'opposer deux mondes qui sont totalement différents. J'ai fait mon choix, je suis heureux de pouvoir vivre de ce choix et de cette passion. Puissiez-vous l'être également dans votre activité.


A PROPOS DE L'AUTEUR :
Webmaster freelance passionné par Joomla depuis 2007, Daniel défend la veuve et l'orphelin du web en créant des sites respectueux du W3C. Fort d'une expérience de plusieurs années, il partage ses connaissances dans un état d'esprit open source.
Daniel est également très impliqué dans la communauté Joomla depuis 2014 en étant membre actif de plusieurs projets, conférencier et fondateur du JUG Breizh.