Le Guest Blogging en 3 questions

Le guest blogging est sous les feux de la rampe depuis que Google a mis à jour ses algorithmes afin d'en réduire l'usage. Cependant, cela reste une pratique saine à condition de la mettre en oeuvre correctement. Aussi, cela vaut sans doute la peine d'en comprendre les tenants et les aboutissants avant de s'y intéresser.

Afin d'éviter de réagir à chaud et de jeter le bébé avec l'eau du bain, je pense qu'il est bon de prendre le temps de comprendre ce qu'est le guest blogging, comment cela fonctionne, ce qu'il faut et ne pas faire. Autour de 3 questions centrales, nous allons voir qu'il ne faut peut-être pas totalement exclure cette pratique d'une stratégie de linkbuilding.

Le Guest blogging en 3 questions


De quoi s'agit il exactement, au fait ? Les principaux changements de l'algorithme de Google ont mis l'accent sur l'amélioration de la qualité du site et ont pour objectif de proposer des résultats de recherche toujours plus pertinents. C'est quelque chose que le guest blogging favorise mais c'est également la porte ouverte à certains abus. Certains ne respectent pas toujours l'éthique et les préconisations de Google en matière de SEO et cela peut nuire gravement à la réputation (déclassement dans les résultats des moteurs de recherche, par exemple) d'un site ou d'un blog.
La dernière mise à jour de l'algorithme Pingouin (Pingouin 5 avec Pingouin 2.1 technologie anti-spam), publié en octobre 2013, semble avoir été conçue pour affecter le guest blogging et en décourager la pratique.

Néanmoins, je continue de penser que le guest blogging peut être une bonne stratégie pour générer du trafic qualifié mais à condition d'en comprendre les enjeux, d'en maîtriser les contours et de respecter les règles de Google.

Qu'est-ce que le guest blogging ?

On peut définir assez simplement le guest blogging comme une pratique qui consiste à trouver un blog "ami" et de proposer d'y publier du contenu dessus. Cela a des avantages à la fois pour le webmaster et l'auteur du contenu. Le webmaster obtient du contenu supplémentaire qui génère du trafic vers son site et l'auteur se trouve exposé à un nouveau public. C'est donc un échange gagnant/gagnant.

C'est une pratique qui existe probablement depuis la nuit des temps virtuels. Depuis qu'Internet et les sites Web existent, les auteurs ont toujours produit et écrit du contenu pour de nombreux sites. Cela a fini par créer un environnement que Google espère aujourd'hui modérer, sinon réguler.

Par le passé, il existait des techniques beaucoup plus simples (et parfois plus efficaces) que le guest blogging pour créer des liens. Puis, Google a remit de l'ordre dans tout ça afin d'améliorer la pertinence des résultats de son moteur de recherche. C'est sans doute ce qui a remit au gout du jour cette pratique, ces dernières années.

Au fil du temps, Google a remarqué que les spammeurs essayaient de manipuler les classements dans les résultats de recherche et n'a eu de cesse d'affiner ses algorithmes pour contrer ces pratiques douteuses. Aujourd'hui, le guest blogging se retrouve dans cette position. Dans l'impossibilité de pouvoir manipuler Google, les référenceurs se sont alors tournés vers les blogs pour produire (parfois en masse) des liens post-Pingouin.

Encore une fois, le guest blogging peut tout à fait être un deal gagnant-gagnant pour les deux parties : le webmaster et l'écrivain. Cela peut également bénéficier aux lecteurs, aux autres auteurs, et la communauté. Toutefois, cela ne fonctionne pas toujours de manière aussi idyllique. Il arrive (parfois) que cette pratique soit sérieusement bafouée et utilisée de manière totalement dévoyée.

Est-ce une mauvaise idée ?

Il s'agit d'un point de vue partagé par Google et le géant de Mountain View a pris une position ferme et définitive contre cette pratique. En janvier 2014, Matt Cutts publia un billet sur son blog qui signa très clairement l'arret de mort du guest blogging.

"Mieux vaut donc l’oublier : le guest blogging est "mort" , il est juste devenu trop « spammy » . En général, je ne recommanderais pas d’accepter un billet de blog d’un invité à moins que vous soyez prêt à vous porter garant pour quelqu’un personnellement ou bien de le connaître. De même, je ne recommanderais pas de compter sur le guest posting, sur les sites de guest blogging, ou sur le guest blogging SEO comme une stratégie de linkbuilding."

Le Guest blogging en 3 questions

L'introduction de Pingouin et de Panda (avec leurs critères de liens qualitatifs) a donné une situation beaucoup plus claire. Maintenant, un bon lien est celui qui provient d'un site de qualité et pertinent en regard de votre contenu. Ce site doit avoir un thème général et un sens qui tourne autour de vos sujets. Les derniers critères sont que le site doit avoir être actif, avec une participation régulière des utilisateurs (de l'interaction, en clair), tout en étant également partagé par les réseaux sociaux.

A bien y regarder, le guest blogging peut tout à fait répondre aux exigences citées ci-dessus en tant que pratique. Contrairement à ce que beaucoup croient, il n'est donc pas aussi mort. Malheureusement, le guest blogging a été mal utilisé ces dernières années et de nombreux articles ont été publiés n'ont pas été de bonne ou de haute qualité. Les articles ont été publiés sur des sites avec très peu d'intérêt, sans aucun contrôle de qualité, et avec un manque total d'engagement du lecteur.

Cela a conduit à la situation actuelle où certains sites ont d'énormes listes de backlink, mais ces liens sont du genre spammy et nuisent à la réputation du site, selon Google.

Est-ce que ça vaut le coup ?

Tout d'abord, je pense qu'il faut d'abord évaluer vos propres pratiques. Si vous pensez que votre guest blogging peut tomber sous le coup d'une pénalité Google, alors il faut vous arrêter. Google peut pénaliser des sites qu'il estime véhiculer de mauvaises pratiques SEO. En outre, il vous sera très difficile de lutter contre une pénalité et cela peut s'avérer être très coûteux pour une entreprise.

Aujourd'hui, je crois que l'on peut dire que la création de liens est une préoccupation secondaire dans le guest blogging. L'objectif principal derrière cette pratique est avant tout de créer un contenu qualitatif et qui met en valeur votre site, sa philosophie, et atteint le bon auditoire. Il vous faut donc réellement évaluer le contenu qui vous est proposé, juger de sa pertinence et de sa qualité.

Voici une petite liste rapide afin de vous éviter d'être pénalisé par Google :

  • Qualité de l'article : la rédaction doit être claire, avec une excellente grammaire et sans fautes d'orthographe,
  • Liens hypertextes : ils doivent être pertinents et provenir de sources fiables,
  • Visibilité : votre contenu doit être lu, partagé et trouvés via les principaux réseaux sociaux,
  • Qualité générale du site : faites en sorte d'être sûr(e) de poster votre contenu sur un site de qualité,
  • Cohérence : le contenu doit se rapporter à l'une des thématiques du site sur lequel vous le postez,

En respectant ces principes, vous ne risquez pas d'être pénalisé. Seule la recherche de la qualité doit guider votre réflexion et votre démarche si vous êtes tentés par le guest blogging.

Le Guest blogging en 3 questions

Conclusion

Le guest blogging est une pratique qui tombe en disgrâce du fait d'un grand nombre d'abus. Cependant, il peut être extrêmement bénéfique de continuer à travailler cette pratique si l'on respecte les règles. Assurez-vous d'écrire un contenu de qualité que vous maintiendrez dans la durée.
Ne soyez pas l'un de ces "mauvais professionnels", concentrez-vous sur la qualité, soyez fière/e de votre travail et vous vous démarquerez dans un monde de plus en plus encombré et stéréotypé.

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A PROPOS DE L'AUTEUR :
Webmaster freelance passionné par Joomla depuis 2007, Daniel défend la veuve et l'orphelin du web en créant des sites respectueux du W3C. Fort d'une expérience de plusieurs années, il partage ses connaissances dans un état d'esprit open source.
Daniel est également très impliqué dans la communauté Joomla depuis 2014 en étant membre actif de plusieurs projets, conférencier et fondateur du JUG Breizh.